EduRespect.com ---> blog sur les éducations au respect

Analyse d’une évolution de la représentation des genres chez l’élève à travers l’étude d’une œuvre de littérature de jeunesse au cycle 3.

Représentations filles-garçons en évolution

par Marie MARSZALEK et Maëlle PERRIO

dimanche 22 octobre 2017, par philzard

La littérature de jeunesse, à travers la diversité de ses narrations et la variété des personnages qu’elle décrit, propose une multitude de situations qui permettent d’aborder et de faire partager les valeurs de la République. Parmi elles se trouve l’égalité fille-garçon qui est une des préoccupations majeures du système scolaire. C’est dans cette perspective que nous avons souhaité analyser la compréhension du monde grâce à l’influence de la littérature de jeunesse sur des représentations initiales d’élèves. En effet, les messages transmis dans ces textes peuvent influencer les conceptions des élèves en validant ou en remettant en cause leurs croyances et/ou connaissances. Cette idée de l’influence de la littérature de jeunesse sur la compréhension du monde par des élèves constitue l’objet de recherche de ce mémoire. Ainsi, nous chercherons à mesurer l’évolution de la représentation du genre chez des élèves de cycle 3, en travaillant à partir d’une œuvre de littérature de jeunesse intitulée Menu fille ou menu garçon ? de Thierry Lenain. Cette recherche s’appuiera sur l’étude d’un corpus recueilli en début d’année scolaire dans une classe de CM1/CM2.

INTRODUCTION

L’Éducation Nationale a fait de la thé- matique de l’égalité fille-garçon un de ses sujets prioritaires. Cependant, ce constat effectué, nous pouvons observer que des différences persistent dans les rapports sociaux de genre, et ce dès l’école maternelle. Mosconi (2001) met en évidence ce fait par le biais d’une enquête proposée dans des classes. Elle soulève ainsi la persistance de différences dans les pratiques enseignantes, selon le sexe de l’élève, en analysant les interactions au sein de la classe. Nous avons également souhaité orienter ce travail vers la littérature de jeunesse, notamment sur la notion de compréhension-interprétation, fortement présente dans les nouveaux programmes, et dont l’objectif est de permettre la formation du citoyen par le partage d’une culture commune. Dans cette perspective, nous avons choisi d’axer notre recherche sur la compréhension du monde grâce à l’étude d’une œuvre de littérature de jeunesse, avec le focus de la notion de genre. Nous avons décidé d’étudier l’influence de la littérature de jeunesse, en tant que support socialisateur, sur des représentations d’élèves quant au genre. Au cours de cette recherche, nous tenterons de montrer en quoi le support littéraire – précisément parce qu’il relève d’une expérience particulière du monde telle que les œuvres invitent à la vivre – est propice aux échanges et aux apprentissages en classe. Pour cela, tout au long de cette séquence, nous avons abordé des questions comme l’égalité fille-garçon ou la liberté de choisir via des dispositifs d’enseignement de la lecture orientés par des objectifs littéraires et/ou philosophiques. Ces différentes conditions avaient comme enjeu d’inviter l’élève à développer sa réflexion sur un sujet donné.

HYPOTHÈSES ET QUESTION DE RECHERCHE

Question de recherche L’objectif de cette recherche est d’analyser le degré d’influence de la littérature de jeunesse sur des représentations initiales d’un fait de société chez des élèves. Ainsi, nous chercherons à mesurer l’évolution de la représentation du genre chez des élèves de cycle 3 suite à l’étude d’une œuvre de littérature de jeunesse. Nous avons donc tenté de découvrir, d’une part, si un travail de compréhension-interprétation sur un texte littéraire en classe permet un développement de la pensée et de la culture des enfants à l’école primaire et, d’autre part, si ces échanges et ces apprentissages ont un quelconque impact sur la construction-déconstruction de certains stéréotypes. Les hypothèses de recherche Lors de la mise en œuvre de notre recherche, des hypothèses se sont imposées à nous. Tout d’abord, notre séquence reposait sur le postulat que la littérature de jeunesse était un moyen de faire évoluer des représentations initiales d’un sujet de société. Nous pensions également qu’un intérêt personnel des élèves était nécessaire pour que ces derniers s’impliquent dans la séquence proposée. En outre, nous supposions que les filles seraient plus investies que les garçons dans cette séquence qui traite de l’égalité des genres. La réception de l’oeuvre aurait alors eu un impact plus important sur la construction-déconstruction de certains stéréotypes. Enfin, nous présumions que l’œuvre étudiée serait un support possible lors du débat final. Elle servirait ainsi d’argumentation au même titre que des expériences ou des observations personnelles vé- cues.

MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE

Voir en ligne : Suite de l’article de Marie MARSZALEK et Maëlle PERRIO

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0